Prévenir les maladies cardiométaboliques : le rôle essentiel de l’alimentation et de l’activité physique
Les maladies cardiométaboliques regroupent notamment les maladies cardiovasculaires, le diabète de type 2, l’obésité et certains troubles métaboliques. Elles constituent un enjeu majeur de santé publique, car leur apparition est influencée par plusieurs facteurs liés au mode de vie. Parmi ces facteurs, l’alimentation et l’activité physique occupent une place centrale dans la prévention.
Une alimentation protectrice pour le cœur et le métabolisme
L'alimentation joue un rôle important dans la régulation du poids corporel, de la pression artérielle, de la glycémie et du profil lipidique. Une alimentation équilibrée peut ainsicontribuer à réduire plusieurs facteurs de risque cardiovasculaire et métabolique.
Une alimentation favorable à la santé cardiovasculaire privilégie notamment :
les fruits et légumes, riches en fibres, vitamines, minéraux et composés antioxydants ;
les légumineuses comme les lentilles, pois chiches et haricots ;
les céréales complètes ;
les poissons, en particulier les poissons riches en oméga-3 ;
les huiles végétales, notamment l'huile d'olive et l'huile de colza (oméga 3)
les fruits à coque non salés, consommés en quantités adaptées.
À l'inverse, il est recommandé de limiter la consommation d'aliments riches en sucres ajoutés, en sel, en graisses saturées et en produits ultra-transformés. La qualité globale de l'alimentation est généralement plus importante que la recherche d'un aliment « miracle ».
Le modèle alimentaire méditerranéen constitue à ce titre un exemple particulièrement étudié : il repose largement sur les végétaux, les céréales complètes, les légumineuses, les huiles végétales et le poisson, tout en limitant certains produits riches en graisses saturées et en sucres.
L'activité physique : un véritable outil de prévention
L'activité physique agit sur de nombreux mécanismes impliqués dans les maladies cardiométaboliques. Elle contribue notamment à améliorer la sensibilité à l'insuline, à favoriser le contrôle du poids, à réduire la pression artérielle et à améliorer la condition cardiovasculaire.
La pratique régulière d'une activité physique ne nécessite pas obligatoirement de pratiquer un sport intensif. Marcher rapidement, faire du vélo, nager, danser ou pratiquer des activités quotidiennes actives peuvent participer à l'amélioration de la santé.
L'Organisation mondiale de la santé recommande chez l'adulte 150 à 300 minutes d'activité physique aérobie d'intensité modérée par semaine, ou 75 à 150 minutes d'activité d'intensité soutenue, auxquelles s'ajoutent des exercices de renforcement musculaire au moins deux jours par semaine.
Il est également important de réduire le temps passé en position assise et d'interrompre régulièrement les périodes prolongées de sédentarité.
Alimentation et activité physique : une combinaison complémentaire
L'alimentation et l'activité physique ne doivent pas être considérées séparément. Leur association permet d'agir simultanément sur plusieurs facteurs de risque cardiométabolique.
Par exemple, une alimentation riche en fibres et pauvre en produits fortement transformés, associée à une activité physique régulière, peut participer à une meilleure régulation de la glycémie et du poids corporel. L'activité physique contribue également à maintenir la masse musculaire et la capacité fonctionnelle, tandis qu'une alimentation équilibrée fournit les nutriments nécessaires au fonctionnement de l'organisme.
La prévention repose donc davantage sur la régularité et la durabilité des habitudesque sur des changements ponctuels ou des régimes très restrictifs.
Une prévention qui commence tôt...
Les habitudes alimentaires et le niveau d'activité physique se construisent dès l'enfance et évoluent tout au long de la vie. La prévention ne concerne donc pas uniquement les personnes présentant déjà un surpoids, un diabète ou une maladie cardiovasculaire.
Elle doit être envisagée comme une démarche globale, tenant compte de l'âge, de l'état de santé, des habitudes de vie, des possibilités économiques et de l'environnement de chacun. Chez les personnes présentant une maladie chronique ou des facteurs de risque particuliers, les recommandations doivent être adaptées avec l'aide d'un professionnel de santé.